Cette méditation guidée s'adresse aux moments où les pensées s'agitent. Vous prenez le temps de vous installer confortablement, de fermer les yeux, et de vous déposer pleinement ici, maintenant, dans le corps et dans vos sensations telles qu'elles sont. Qu'elles soient agréables ou désagréables, vous leur permettez d'être telles quelles, simplement en témoin bienveillant de cette vie qui circule en vous. Si une sensation est vraiment inconfortable ou douloureuse, Christine vous invite à sentir l'espace léger et ouvert qui l'entoure. Et il y a toujours le mouvement de la respiration, comme un ancrage continuel dans le moment présent.
Vous observez ensuite la vie qui se déploie dans votre mental : les pensées qui apparaissent et disparaissent. Si vous le désirez, vous pouvez visualiser le mental comme une rivière qui coule — parfois très agitée, parfois calme, et cela n'a pas d'importance. Christine vous invite à venir vous asseoir sur le bord de la berge, en témoin qui regarde simplement la rivière couler. Il vous arrivera d'embarquer dans une pensée, de l'alimenter, de la nourrir : dans ces moments, c'est comme si vous étiez au milieu de la rivière. Lorsque vous vous rendez compte que vous êtes tout mouillé au milieu du courant, vous revenez tout doucement sur le bord et vous continuez à observer le mouvement des pensées, sans chercher à l'arrêter ni à le contrôler. C'est tout à fait normal que la vie prenne place dans votre mental.
Peu à peu, vous pouvez sentir comme c'est tranquille sur la berge. Même si la rivière demeure agitée, il y a aussi en vous, en même temps, cet espace de témoin tranquille et calme. Vous pouvez retourner votre regard vers lui : un espace de conscience ouvert, paisible, sans contour, simplement là, présent. Et vous permettre de vous y déposer de plus en plus. Peu importe si vous retournez dans la rivière, peu importe le nombre de fois : cela n'a aucune importance. Il suffit, lorsque vous vous en rendez compte, de ramener sans effort votre attention sur le bord et de laisser la rivière couler à nouveau.
Vous revenez enfin au souffle, à ce mouvement de la respiration toujours là, qui se fait naturellement sans aucun effort, et dont la conscience est simplement témoin. Puis vous bougez doucement le corps et vous revenez de la méditation.





